Zelna – Kee-go Battery

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Nous avons rencontré Zelna, membre du réseau SAWEN, qui possède un point de vente de batteries à Belhar, près de Cape Town.

Pour commencer, parlez-nous de Kee-go Battery, comment vous êtes-vous lancée ?

Mon entreprise s’appelle Kee-go Battery, du prénom de mon fils Keegan. J’ai eu l’opportunité de racheter ce business en 2009 pour 40 000R (environ 4000€) alors qu’il n’y avait absolument aucun stock. J’ai en effet commencé avec seulement quatre batteries mais comme vous pouvez le constater, nous avons bien progressé !

Je fais du commerce de détail donc je fourni les autres petits vendeurs de batteries, ou bien des vendeurs de voitures. J’ai aussi des clients particuliers qui viennent m’acheter des batteries pour leurs propres voitures.

Ça n’a pas toujours été facile : pendant deux ans je ne me suis pas versé de salaire. Dès que j’avais une rentrée d’argent, je l’investissais en achat de batteries pour constituer mon stock. Je n’avais qu’un compte de trésorerie car mon fournisseur ne me vendait jamais rien à crédit. J’ai commencé avec un compte de trésorerie de 3000R, puis au bout d’un an, j’ai postulé pour un crédit et j’ai obtenu 35000R (environ 3500€). L’obtention d’un crédit a également été compliquée, on me demandait mes relevés bancaires… Mais par la suite, comme mon stock prenait de l’ampleur et que mon entreprise progressait, on m’a accordé un crédit de 60 000R, puis 100 000R, et aujourd’hui 150 000R (15000€).

Aujourd’hui l’entreprise prospère : nous avons commencé mon fils et moi et nous sommes maintenant sept à travailler pour Kee-go battery. J’ai d’ailleurs ouvert ma deuxième antenne en 2011 et je suis actuellement propriétaire des locaux que je louais auparavant à l’ancien gérant. J’envisage également d’ouvrir une troisième antenne d’ici la fin de l’année.

Quelles ont été vos motivations pour démarrer votre propre activité ?

Après des années à travailler dans une boutique de vêtements, je me suis tournée vers l’électronique, et un jour je me suis dit que je voulais travailler à mon propre compte. Quand l’opportunité est arrivée, mon entourage me disait que ça ne fonctionnerait jamais, mais moi j’y croyais. Et aujourd’hui je peux dire que ça marche : par exemple, ce magasin me rapporte à lui seul 10 700R par mois. Tout dépend de l’investissement que vous y mettez. La clé du succès c’est d’arriver à gérer son propre argent.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières?

Il me manquait des compétences techniques, j’ai donc rejoint le réseau SAWEN, où j’ai pu suivre des cours gratuitement, après avoir payé ma cotisation de membre (18€). Même si j’ai rencontré des difficultés, j’ai su saisir les opportunités qu’on m’offrait pour les surmonter. J’ai ainsi participé à différents cours de marketing, finance, business, informatique…

J’ai également participé à un concours organisé par SAWEN dans la province du Western Cape, où j’ai remporté 50 000R en 2012. Grâce à cela, j’ai pu m’acheter un ordinateur et une imprimante, mais aussi des tenues de sécurité pour mes salariés. SAWEN est une très bonne organisation, j’en suis encore membre aujourd’hui même si je participe moins aux cours par manque de temps. J’ai beaucoup développé mon réseau grâce à eux : en effet, nous sommes plus de 2000 membres, les rencontres sont toujours très amicales, et on me connait bien car je suis la seule femme qui travaille dans les batteries !

Et par rapport à l’univers des batteries justement, cela n’a pas été trop compliqué de vous imposer ?

Mon cœur de métier c’est la vente donc je peux vendre n’importe quoi dans la mesure où je connais mon produit. J’ai d’ailleurs évolué entre l’univers des vêtements, de l’électronique et maintenant des batteries. C’est ma passion, j’adore ça ! Au début je ne pouvais pas embaucher de personnel j’ai donc appris à charger les batteries moi-même. Beaucoup d’hommes considèrent que j’ai « apprivoisé les batteries » et me font confiance. Et si certains viennent ici et demandent à parler à un homme, je leur réponds que je connais le produit et que ce n’est plus un milieu exclusivement masculin, les femmes aussi se l’approprient.

Les clients viennent chez nous car nous proposons un excellent service : j’ai assis ma réputation, aujourd’hui tout le monde sait où se trouve Kee-go Battery.

Quelles sont selon vous les qualités pour réussir ?

Il faut aimer ce que l’on fait. Et il faut être quelqu’un de sociable : si vous ne pouvez pas communiquer avec le client vous n’irez pas loin… Et bien sûr, le réseau est également très important.

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