Carnet de route #10 : Cusco et le Machu Picchu

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Après 17 (longues) heures de bus de montagne à se faire bringuebaler sans répit de gauche à droite et un léger accrochage avec un camion, nous voilà enfin arrivées à Cusco.

Nous sommes tout de suite envoutées par l’ancienne capitale inca (ndlr Qusqu = « nombril » en Quechua). Petites ruelles pleines de charme, couleurs splendides grâce au ciel d’un bleu intense en journée (ça change de Lima !), atmosphère sympa… et richesse architecturale ! Partout dans le centre historique, bâtiments coloniaux s’appuient ou intègrent les matériaux des édifices incas : pans de murs aux pierres colossales, agencées sans mortier, cohabitent donc avec arcades et galeries à portiques… On comprend pourquoi la ville est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco !

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Depuis notre auberge, située dans le quartier de San Cristobal  sur les hauteurs de la ville, nous profitons d’une terrasse avec une vue plongeante sur la « Plaza de armas » et sur les toits de la ville. Mais ce panorama se mérite : nous sommes certes à 5 minutes de la place principale de Cusco dans un sens mais plutôt à 15-20 minutes dans l’autre ! Et à 3400m, les effets de l’altitude se font ressentir niveau essoufflement et la montée est difficile !

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Dès notre premier jour, nous partons à la découverte de la ville. Mention spéciale pour le quartier de San Blas (en hauteur encore une fois…), son atmosphère et ses petites boutiques et restaurants. Le cuy (= cochon d’inde grillé) étant malheureusement en rupture de stock, nous testons donc le steak d’alpaca et le fameux « Lomo saltado » pour continuer sur notre lancée des découvertes culinaires.

Niveau rencontres, le Pérou est décidemment à la mode auprès de nos amis les Français : après Anouck, Arthur et Clarisse à Lima, c’est Sophie et Quentin que nous retrouvons avec plaisir pour un drink à Cusco !

Grâce au guide du routard (oui oui, ils sont forts et référencent aussi les femmes entrepreneures !), nous faisons la rencontre de Carmen, qui tient une auberge. Par un heureux hasard (ou par hérédité, on se pose encore la question), sa fille Andrea a également la fibre entrepreneuriale et est en train de monter, elle aussi, un projet d’entreprise (leurs portraits ici).

Coté institutions aidant les femmes entrepreneures, nous faisons la connaissance de Kallpa. Après une véritable chasse au trésor le long de « l’Avenida Cultura » (cadra 3 ? Un truc d’ingénieurs ? Un canal Tv ?)… nous arrivons enfin aux locaux de l’association pour découvrir leurs programmes « Nuevos Caminos » et « Centro de jovenes y empleo » (article ici).

Enfin, l’artisanat étant à l’honneur dans la ville, nous interrogeons Jesusa (portrait ici) pour connaitre son parcours.

Mais si Cusco est un must-see pour tous les routards en séjour au Pérou, c’est également le point de départ de toutes les excursions au fameux Machu Picchu ! Et bien sûr, nous ne pouvons partir du Pérou sans avoir nous aussi vu cette merveille. Mauvaise surprise quand nous apprenons le prix du transport pour se rendre sur le site : « Vous êtes sûr que c’est un prix en dollar et pas en soles ?!! ». En effet, une compagnie ferroviaire péruvienne a le monopole sur l’accès au site, et n’hésite pas à faire banquer les touristes ! Après moult agences et après avoir envisagé de faire le trip en mode commando, nous nous résignons pour la solution la moins chère et la moins délirante (car oui, quand on dit commando c’est suivre un chemin de fer pendant 5 jours, sur une route interdite aux piétons avec des check point réguliers et faire du camping sauvage avec des duvets résistants seulement à 15°…). Ce sera donc une excursion de 2 jours une nuit, en combis et à pieds, en passant par Santa Teresa et Hidroelectrica !

Le lendemain, à 7 heures tapantes, nous retrouvons notre groupe pour un trajet de 7 heures. Dans les campagnes et petites villes que nous traversons, nous sommes ébahies par le nombre de chiens errants ! Chiens ? On se pose parfois la question tellement les croisements ont l’air douteux : nous apercevons aussi des chiens/lamas ou même des chiens/cochons sans aucun poils…

La seconde partie du trajet est un peu plus corsée. Le bitume laisse place à un chemin de terre qui devient très vite sinueux. Marie, comme à son habitude, est plutôt nerveuse sur cette route de montagne, trop près du ravin à son goût… « On va crever ici avec des étrangers ! », « Camino sinuoso ?! Camino de la muerte oui !!!! », « iiiihhhh, oohhhhh, raaaaaahhhh »… En effet, on ne peut lui enlever qu’ils ont une notion plutôt différente de la sécurité de la nôtre. Si une rivière passe sur le chemin, ils n’hésitent pas à construire un pont avec deux planches de bois au-dessus du vide… Et là c’est tout le minibus qui retient son souffle !

Finalement nous arrivons (en vie ?!) à Hidroelectrica d’où nous commençons la marche vers Aguas Calientes, le « village du Machu Picchu ». C’est parti pour 10km le long de la voie de chemin de fer ! On s’occupe via des selfie à chaque borne kilométrique, des chansons et l’observation de la végétation. Marie se découvre des talents de botanistes : « Cette fleur à l’air méchante car elle a des couleurs vives. Dans la nature, tout ce qui a des couleurs vives c’est dangereux.

- Oui c’est sûr, il faut se méfier des jonquilles et des coquelicots… »

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Nous arrivons tranquillement en fin d’après-midi, regagnons la chambre que nous partageons avec deux chiliennes du groupe avant de faire un tour dans la ville et de prendre un apéro bien mérité. Un peu plus tard, nous rejoignons notre groupe pour le diner et faisons la connaissance de notre –imbuvable- guide Jonathan… Qui nous explique le programme du lendemain et surtout le départ à 4h30 du matin ! Nous ne faisons pas de vieux os et filons à l’hôtel pour profiter de quelques heures de sommeil.

Le réveil sonne à 4h et pourtant nous nous levons en trombe ! Petit dej’ puis direction le MACHU PICCHU J ! Lampes frontales en action, nous approchons du pont ruinas avant de commencer l’ascension. On croit mourir : nous empruntons un « escalier » aux marches inégales pendant deux heures ! On prétend des poses photos (il fait nuit) pour pouvoir souffler… Tout le monde souffre et on se regarde les uns les autres avec compassion ! Elsa commence à sérieusement à douter de la beauté du célèbre Machu Picchu : « Si le mec qui l’a découvert est passé par ce chemin, c’est normal qu’il est trouvé ça beau !! Moi à la fin de l’ascension tu me présentes un caillou et je suis contente ! ». Puis finalement à 6h30, nous sommes au sommet pour assister au lever de soleil sur le Machu Picchu ! « Ok, c’est vraiment dingue, même si tu montes en bus je pense… ».

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La visite guidée commence directement « ah on était les dernières ?! »… Nous esquivons Jonathan en choisissant la visite en anglais, victoire ! Alex, notre guide est particulièrement intéressant et nous sommes ravies d’en apprendre plus et de mettre des explications derrière ce monument. Un seul constat : ils étaient forts ces incas ! Que ce soit niveau agriculture avec leurs terrasses utilisant le microclimat en fonction de l’altitude pour cultiver aussi bien patates que coca, architecture avec leurs constructions sans ciment ou astrologie avec leurs prévisions des solstices au jour près… On ne peut qu’être admiratives !

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Puis, nous profitons de notre temps libre sur le site pour prendre milles photos, dire bonjour aux lamas ou bien grimper encore jusqu’à la puerta del sol pour profiter de la vue magnifique.

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Enfin, il est temps de tout redescendre (soit un kilomètre de dénivelé, entre 3000 et 2000m d’altitude)… Les jambes tremblent sérieusement mais nous arrivons malgré tout jusqu’à Aguas Calientes pour reprendre le train vers Hidroelectrica et notre bus jusqu’à Cusco…

Ca y est, on a fait le Machu Picchu !!

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