Maritza – artisane

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Les habitants des îles Uros, ces îles du  lac Titicaca entièrement construites en roseaux, subsistent modestement grâce à la pêche, la production de canards, mais surtout grâce à leur activité artisanale en direction des touristes qui se rendent chaque jour visiter leurs îles. Rencontre avec Maritza, originaire de l’île d’Amantani, venue s’installer sur les îles Uros depuis son mariage et qui vit de la ventes d’objets tissés ou en roseaux.

Parlez-nous de votre activité, quand avez-vous commencé ?

Je viens de l’île d’Amantani où nous avons surtout un artisanat tourné sur la confection de bonnets ou de gants en Alpaga pour nous protéger du froid. J’ai commencé à 9-10 ans, c’est ma grand-mère qui m’a appris. Aujourd’hui je vis sur les îles Uros et je confectionne des tapisseries, des chullos (des bonnets), ainsi que des fajas (ceintures colorées en alpaga que portent les habitants des îles) ou encore des mobiles pour enfants en joncs, que je vends comme souvenirs aux touristes qui visitent mon île.

Comment travaillez-vous le roseau ?

Nous sélectionnons les meilleures tiges, et les coupons. Elles doivent être souples comme du chewing-gum afin d’être facilement manipulable. Puis nous les trempons un peu dans l’eau et faisons sécher nos objets une fois confectionnés au soleil. Afin qu’ils ne s’abîment pas,  nous passons une couche de vernis quand tout est fini pour allonger leur durée de vie.

Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Ici nous n’avons pas d’alpaga. Nous devons faire du troc et échanger des patates, du poisson, du chullio (partie comestible du roseau) contre de la laine afin de confectionner nos produits.

De plus, il y a 87 îles Uros, et nous recevons les touristes sur notre île selon un système de rotation. Nous en accueillons ainsi seulement une à deux fois par semaine. Les touristes achètent peu malheureusement, nous avons peu de rentrée d’argent. Je retourne donc parfois à Amantani pour cultiver des légumes, car ici ce n’est pas possible !

Et qu’en est-il des revenus engendrés par l’hébergement des touristes pour une nuit ?

Seulement deux îles accueillent des touristes pour la nuit. Nous, nous les recevons juste en journée. A Uros, chaque île fabrique donc ses propres objets de manière autonome. L’artisanat est notre revenu principal, nous n’avons pas d’autres issues.

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