Carmen – association de femmes productrices

carmen

A La Paz, nous avons rencontré Carmen et sa fille, fondatrices d’une association des femmes productrices de la commune de Huaricana.

A quelle problématique répond votre association ?

Les femmes du village de Huaricana vivent de la production de maïs, oignons, laitues, tomates et autres légumes, qu’elles vendent ensuite aux marchés de La Paz. Mais nous rencontrons de nombreuses difficultés liées au manque d’eau potable. En effet, par temps de pluie, nous recevons tout juste de quoi boire pour les habitants mais pas de quoi irriguer nos terres agricoles.

Le village est situé en contrebas de La Paz, dans la vallée. La pluie ramène donc boue et déchets de la ville et rend nos produits impropres à la consommation. Depuis quelques années, nos légumes sont boycottés car « nourris par la pollution de la capitale » et nos revenus en pâtissent directement.

J’ai voulu créer cette association pour répondre à ce problème en y trouvant une solution collective.

Comment fonctionne l’association ?

L’association réunit actuellement 21 femmes. Certains hommes nous aident dans nos démarches mais ce sont véritablement les femmes du village qui se sont emparées du problème. Nous formons une union dont le but ultime est d’aider les femmes productrices du village en demandant de l’aide mais surtout, en faisant entendre notre voix.

Nous n’avons pas de local mais nous nous réunissons dans les rues de Huaricana pour nous mettre d’accord sur nos véritables besoins, les personnes à qui s’adresser, la marche à suivre, etc.

A qui adressez-vous vos demandes d’aides et qu’en est-il à l’heure actuelle ?

Nous avons commencé en 2011. Tous les ans, nous présentons un dossier à la fois à la municipalité et au gouvernement. Pour l’instant notre appel est resté sans réponse, sans doute en raison de la bureaucratie. Mais nous ne perdons pas espoir et renforçons notre dossier d’année en année. Nous aimerions les sensibiliser à notre cause et les amener à une véritable compréhension du problème mais il est très difficile de les atteindre.

Par exemple, depuis 2 ans, il nous donne quelques kilos de pommes de terre, mais cette solution n’est que peu aidante et absolument pas durable.

Quel est votre objectif pour la suite ?

Huaricana est divisé en trois parties : ville basse, ville haute et satellite. Pour le moment l’association ne comprend que des femmes de la partie « satellite ».  Mais nous espérons réunir prochainement des femmes de la partie haute et basse pour atteindre près de 80 femmes, rendant ainsi notre voix plus crédible.

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