Kolkata city mission

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A Kolkata, nous sommes allées retrouver Sam dans les environs de l’aéroport, où Kolkata City Mission a basé son activité auprès des populations des bidonvilles.

Le mouvement « City mission » prend son origine en Ecosse, au début du 19e-s. David Nasmith, appartenant à une riche famille écossaise, fut confronté à la pauvreté et aux inégalités sociales qui existaient à l’époque lors d’un stage en tant qu’apprenti dans une usine. Il ressentit alors le besoin d’aider les pauvres, en créant une entité qui unirait les Eglises et différentes communautés chrétiennes pour combattre la pauvreté physique et spirituelle qui s’abattait dans les villes. Il fonda ainsi la Glasgow City Mission en 1826 et commença à voyager et établir d’autres missions en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis…

En 2000, Shaji O. Amos entendit parler du mouvement City Mission lors d’une conférence à laquelle il assistait à Glasgow, et décida d’exporter ce modèle à Calcutta. Il s’installa avec sa famille à Calcutta et commença à établir des contacts avec les pauvres de nombreux bidonvilles de la ville. C’est ainsi que fut créée en 2007 la Kolkata City Mission, reconnue officiellement par le gouvernement du West Bengal comme une organisation d’utilité publique en 2008.

Aujourd’hui, KCM est constituée d’une équipe de 5 personnes travaillant à plein temps auprès des habitants défavorisés de la ville, avec l’aide de nombreux bénévoles. L’équipe KCM se rend chaque jour dans les bidonvilles pour s’occuper des enfants et soutenir les familles.

Parmi les différents programmes que propose l’association,  nous avons d’abord visité une petite usine de lait de soja, installée dans un quartier du bidonville en 2012 pour permettre à des femmes de produire et offrir du lait de soja aux enfants du quartier, et de vendre le surplus au marché pour obtenir un maigre revenu. Cette usine s’inscrit dans le cadre du programme « women empowerment » de l’association, créé pour  développer l’employabilité des femmes et ainsi leur permettre de soutenir leur famille grâce à une petite activité. Sam nous a expliqué qu’il existait également un groupe d’artisanes créatrices de bijoux et qu’une nouvelle activité de tissage de sari allait être lancée sous peu. Environ 60 femmes participent ainsi à ces différents « Self help groups ». Elles se réunissent pour des cours de planification financière, d’entrepreneuriat à petite échelle, et épargnent collectivement dans un fond de micro-investissement destiné à financer de potentielles nouvelles start-ups.

Nous avons également visité un centre d’éducation informelle destiné aux enfants en complément de leur éducation familiale. Composé d’une unique pièce, ce centre accueille chaque jour une soixantaine enfants, sur la base de deux roulements matin/après-midi.

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